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Le Diamant Noir
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Lalbenque. Gastronomie et fête autour de l'omelette truffée géante

1 août 2019
Lalbenque. Gastronomie et fête autour de l'omelette truffée géante Il a fallu cuire pas moins de 14 bacs pour satisfaire tout ce monde.

Publié le01/08/2019 à 03:49, mis à jourà 08:37

 

Elle est devenue un incontournable de la saison estivale. Alors que le marché aux truffes de Lalbenque brille de mille feux tous les mardis après-midi d'hiver, il fallait chercher une solution pour faire connaître ce produit noble aux estivants. L'association Site remarquable du goût et sa présidente Christine Vigouroux l'ont trouvée via l'organisation en été de l'omelette truffée géante.

Combien étaient-ils sur l'espace du Mercadiol ce mardi 30 juillet pour la déguster ? Certainement plus de 600. Tout a commencé sur les coups de 19 h 30. Des bacs de préparation (quatorze pour la soirée) contenant 50 parts avec 200 œufs et 520 grammes de truffes émincées sont versés dans des poêles géantes, et après un peu moins d'un quart d'heure de cuisson, la préparation est cuite à point. Il ne reste plus aux organisateurs qu'à servir ce mets délicieux et chacun se délecte, apprécie, savoure.

La promotion par la découverte

Il suffit de faire le tour des tables pour se convaincre du caractère universel de la truffe. Beaucoup sont venus la découvrir parfois de fort loin. Ici Raquel, la Brésilienne, là Susanna, l'Anglo-italienne, à côté d'elles Dominique le Strabourgeois, tous découvrent les saveurs incomparables de la truffe(photo ci-contre). Bref l'action de promotion du produit truffe et bien là, et comme le dit la présidente : «Il faut bien prolonger l'action du syndicat de trufficulteurs. Potentiellement ceux qui l'ont découverte ce soir peuvent revenir lors de nos marchés aux truffes d'hiver.»

À côté de l'omelette aux truffes, divers producteurs ont proposé des produits régionaux tels que vins, canards, fruits, charcuteries, pâtisseries, bref de quoi faire un repas complet et prolonger l'instant. Nelly Music à l'accordéon a pu faire apprécier son talent et certains n'ont pas hésité à y aller de quelques pas de danses.

Bref un temps fort de l'animation estivale en tous points réussi.

LaDepeche.fr

Quand les champignons remplacent le plastique

31 juillet 2019
ParLEXPRESS.fr,

Eben Bayer et Gavin McIntyre utilisent les propriétés du mycélium, la partie cachée du champignon, pour concevoir des emballages biodégradables.

"Quand on a dit pour la première fois que nous voulions remplacer le plastique par des champignons, certains ont froncé les sourcils... Mais, si l'on y réfléchit, on utilise des matériaux naturels comme le bois dans nos maisons depuis très longtemps." C'est à l'université que Gavin McIntyre découvre les propriétés du mycélium, cet ensemble de filaments et de ramifications qui forment les "racines" du champignon.

 

Intrigués par sa capacité à coller et agglomérer les copeaux de bois entre eux dans la forêt, le jeune étudiant et son camarade Eben Bayer travaillent à l'élaboration d'un nouveau matériau, dont le mycélium fournit la colle naturelle. "Notre objectif premier était de résoudre l'un des problèmes les plus urgents:l'abondance de plastique sur notre planète", se rappelle Gavin McIntyre.

Des propriétés proches du polystyrène

Après une série d'échecs, les deux apprentis ingénieurs mettent au point le protocole ad hoc : une faible dose de mycélium vivant est mélangée à des déchets agricoles. La matière est entreposée plusieurs jours avant d'être cuite, pour tuer le champignon et empêcher sa germination. Après quelques jours seulement, le matériau obtenu est à la fois souple et résistant.

À la fin de leurs études, les deux ingénieurs ont fondé leur société pour commercialiser ce produit dont les propriétés se rapprochent de celles du polystyrène. Aujourd'hui protégée par une dizaine de brevets, leur invention a été adoptée par de nombreuses entreprises pour remplacer aussi bien les emballages plastiques utilisés pour l'expédition de produits que les matériaux d'isolation des bâtiments.

Mais les deux hommes n'ont pas fini de piocher dans la nature pour concevoir de nouveaux matériaux innovants : "Nous continuons à mener des expérimentations sur des bactéries. Nous sommes convaincus que l'on peut trouver dans la nature une multitude de solutions à nos problèmes actuels", prévoit Gavin McIntyre.

COMME LE CANNABIS LA TRUFFE CONTIENT LA MOLÉCULE DU PLAISIR

30 juillet 2019
COMME LE CANNABIS LA TRUFFE CONTIENT LA MOLÉCULE DU PLAISIR

Il tartufo come la cannabis contiene la "molecola del piacere” (Traduction Google après le texte en espagnol)

Zeina Ayache

 

Secondo quanto scoperto dall'Università dell'Aquila, da quella di Teramo e dal Campus Biomedico di Roma, il tartufo contiene la "molecola del piacere”, ovvero un cannabinoide simile a quello della cannabis.

Come la cannabis

Lo studio effettuato sul tartufo nero, cui vero nome è Tuber melanosporum, dimostra la presenza, all'interno del fungo, di un mediatore lipidico cui effetti sono simili a quelli dei cannabinoidi e per questo è stata definita "molecola del piacere”. "L'anandamide è un composto simile al Thc” che,spiega il ricercatore Mauro Maccarrone, biologo e chimico del Campus Biomedico di Roma, autore della ricerca, "scatena il rilascio di sostanze chimiche che regalano benessere e modulano l'umore”.

Effetti sugli animali "da tartufo”

L'interessante ricerca, intitolata "Phytochemistry – Truffles contain endocannabinoid metabolic enzymes and anandamide” e pubblicata sulla National Center for Biotechnology Information, non si è unicamente limitata a scoprire la presenza dell'anandamide, ma spiegherebbe perché alcuni animali siano tanto appassionati dall'odore del tartufo. "La nostra idea – spiega Maccarrone – è che i tartufi la usino (la sostanza) per attrarre gli animali e spingerli a nutrirsene, in modo che le spore possano essere disseminate nell'ambiente e questo favorisca la diffusione dei tartufi stessi”.

 

Tutta questione di melanina

 

Oltre alla scoperta, è interessante anche il punto di partenza da cui tutto ha avuto inizio. "Anni fa avevamo dimostrato che la formazione della melanina nella nostra pelle era regolata proprio dagli endocannabinoidi – spiega Maccarrone – Siccome il tartufo nero contiene melanina, ci siamo chiesti se l'anandamide, il lipide che stimola la produzione di questo pigmento per proteggere la pelle dai raggi, fosse anche nel tubero". Insomma, le proprietà del tartufo come alimento pregiato che appassiona i palati, umani e non, sono finalmente state svelate. Viene da chiedersi una scoperta simile, quali implicazioni future potrà, se potrà, avere sul mondo delle droghe leggere.

 

Traduction Google:

Selon les conclusions de l'Université de L'Aquila, de l'Université de Teramo et du Campus Biomedico de Rome, la truffe contient la "molécule de plaisir", un cannabinoïde semblable à celui du cannabis.

Comme le cannabis

L'étude réalisée sur la truffe noire, de son vrai nom Tuber melanosporum, démontre la présence, dans le champignon, d'un médiateur lipidique dont les effets sont similaires à ceux des cannabinoïdes et qui a été défini comme une "molécule de plaisir". "L'anandamide est un composé similaire au Thc", explique le chercheur Mauro Maccarrone, biologiste et chimiste du Campus biomédical de Rome, auteur de la recherche, "déclenche la libération de substances chimiques qui contribuent au bien-être et modulent l'humeur".

Effets sur les animaux "truffiers"

en images: l'odeur de la truffe attire les chiens

La recherche intéressante, intitulée "Phytochimie - Les truffes contiennent des enzymes métaboliques des endocannabinoïdes et de l'anandamide" et publiée au Centre national d'information sur la biotechnologie, ne s'est pas limitée à la découverte de la présence d'anandamide, mais expliquerait pourquoi certains animaux sont si passionnés par l'odeur. de la truffe. "Notre idée - explique Maccarrone - est que les truffes l'utilisent (la substance) pour attirer les animaux et les encourager à s'en nourrir, afin que les spores puissent être disséminées dans l'environnement, ce qui favorise la propagation des truffes".

Tout sur la mélanine

en images: Les porcs sont d'excellents chercheurs en truffes

En plus de la découverte, le point de départ à partir duquel tout a commencé est également intéressant. "Il y a des années, nous avions montré que la formation de mélanine dans notre peau était régulée précisément par les endocannabinoïdes - explique Maccarrone - Comme la truffe noire contient de la mélanine, nous nous sommes demandé si l'anandamide, le lipide qui stimule la production de ce pigment pour protéger la peau des rayons, même s’il se trouvait dans le tubercule ". En résumé, les propriétés de la truffe en tant qu’aliment prisé qui fascine les palais, qu’il soit humain ou autre, ont finalement été révélées. On s’interroge sur une découverte similaire, quelles en seront les conséquences futures sur le monde de drogues douces.

Lot of saveurs : la truffe, ingrédient pour toutes les fantaisies des pros de la cuisine

8 juillet 2019
Lot of saveurs : la truffe, ingrédient pour toutes les fantaisies des pros de la cuisine

La Dépêche

Lot of saveurs : la truffe, ingrédient pour toutes les fantaisies des pros de la cuisine

Mathieu Delaunayà 08:30


Vers 20 h 30, tout le monde a pu déguster le menu du grand banquet.

Photos DDM, Mickaël Fabre.

Comment marier la truffe, ce champignon symbole de la dixième édition de Lot of Saveurs ? Telle fut la question à laquelle ont voulu répondre les professionnels de la cuisine présents hier sur la place Mitterrand.

Pour les tartines terre-mer à la truffe présentées lors d'une table ronde, la sommelière Margot Duffort semble pencher pour du vin blanc. Côté préparation, le chef Christian Donnet a privilégié le dessert et râpe la truffe pour son Sabayon de pommes. «La cuisine c'est du feeling. D'une recette de base, on fait avec les ingrédients qu'on a. Une fois, j'ai dû remplacer de la vanille par du poivre du timut», explique ce chef à domicile du Gers. Un peu plus loin, des producteurs font déguster leurs trouvailles, comme Jean-Paul Bataille qui cultive saTuber melanosporumà Lebreil près de Montcuq. «La truffe, je l'adore avec des crustacés», confie-t-il. Hier soir, les personnes attablées au banquet l'ont adorée avec un écrasé de pommes de terre.

Mathieu Delaunay

Pour trouver de l'or, suivez ce champignon !

5 juin 2019
Pour trouver de l'or, suivez ce champignon !

FUTURA PLANETE

Des chercheurs australiens ont découvert une espèce de champignon capable de dissoudre l'or des roches et de l'accumuler sous forme de nanopépites dans son mycélium. Ce champignon pourrait être à l'origine de la répartition de l'or sur Terre et permettre l'identification des meilleures zones de prospection.

Fusarium oxysporumest un champignon tellurique très répandu dans les sols du monde entier, qui produit un mycélium rose en forme de fleur. Jusqu'à présent, il était surtout connu comme pathogène, à l'origine de la fusariose, une maladie qui cause des ravages dans l'agriculture, notamment sur la tomate, la bananeou le melon-- même si des variétés résistantes ont permis de faire quasiment disparaitre la maladie en France.

Des chercheurs du Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation (CSIRO) viennent aujourd'hui de lui découvrir une nouvelle faculté nettement plus positive : chercheur d'or. Une étude parue le 23 mai dans la revueNature Communicationsmontre en effet que le champignon est capable d'accumuler l’ordans son mycélium sous forme de minuscules « pépites ».

L’or, un métal inerte peu enclin à réagir avec des micro-organismes

On sait depuis longtemps que les champignons telluriques jouent un rôle prépondérant dans la dégradation et le recyclage de matières organiques (feuilles, déchets...), ainsi que dans le cycle de certains métaux comme l'aluminium, le fer, le manganèse ou le calcium. « Mais l'or étant le métal le plus inerte, nous avons été très surpris de constater que le champignon pouvait avoir une interaction avec lui », atteste Tsing Bohu, le principal auteur de l'étude. Le métal jaune est en effet très résistant à l'oxydation chimique. Pour le solubiliser, il faut à la fois un oxydant et un ligand ayant une forte affinité avec les ions or comme le cyanure, que l'on utilise à l'heure actuelle pour extraire l'or du minerai.

Les chercheurs ont analysé différents échantillons de sol issus d'une zone appelée « Triangle d'or » dans la mine de Boddington, en Australie. Dans ce gisement, l'or est présent sous forme de nanoparticules mais, dans certains endroits, sa concentration est beaucoup plus élevée. Ils ont alors remarqué que ces échantillons correspondaient à ceux où Fusarium oxysporum(plus spécifiquement la souche TA_pink 1) était présent. Ils ont alors mené des tests en laboratoire et se sont aperçus que le champignon était capable de dissoudre les particules d'or dans la roche, puis de les précipiter autour de son mycélium. « Ce processus pourrait contribuer à la répartition de l'or et d'autres éléments à la surface de la Terre», assure Tsing Bohu.

Fusarium oxysporumn'étant pas exactement l'oncle Picsou, on ne sait pas pourquoi il collecte ainsi l'or dans son mycélium. Les chercheurs pensent que cela pourrait lui conférer un avantage biologique, les champignons recouverts de nanoparticules d'or semblant être plus gros et se répandre plus rapidement que les autres.

De nouveaux moyens originaux de prospecter l’or

Il n'est pas question ici de récupérer les nanopépites dans le mycélium, la quantité d'or étant négligeable. « Mais les champignons pourraient être utilisés en combinaison avec les autres outils d'exploration pour aider l'industrie aurifère à cibler des zones de prospection d'une manière moins impactante et plus rentable que le forage », espère Tsing Bohu. Le champignon pourrait également servir à récupérer l'or des déchets, notamment dans les vieux appareils électroniques.

Les chercheurs du CSIRO multiplient les idées pour traquer l'or en Australie, deuxième producteur au monde. En 2013, ils avaient déjà montré que les eucalyptus pouvaient concentrer l'or puisé vialeurs racines dans leurs feuilles. Ils avaient ainsi calculé qu'une bague pourrait être fabriquée à partir des feuilles de 500 gros arbres poussant sur un gisement riche en or. Ils se sont également intéressés aux termites et aux fourmis, qui stockent de petites particuliers d'or dans leur terrier.


De vieux vêtements pourraient devenir un matériau de construction

2 avril 2019
De vieux vêtements pourraient devenir un matériau de construction

Les 2 Rives.com

CHAMPIGNONS À LA RESCOUSSE 

Utiliser des vieux vêtements pour construire une maison, des panneaux isolants ou encore le pare-choc d’une voiture, c’est le défi que relève le mycologue, David Dussault.

Rencontré dans sa ferme de champignon, située à Saint-Ours, le scientifique explique comment il utilise le mycélium pour biodégrader les textiles et même leur donner une deuxième vie. Le mycélium, c’est le système racinaire des champignons.

Le champignon qu’on a l’habitude de voir, c’est l’organe sexué ; le mycélium c’est comme les racines […] Les champignons sont les grands décomposeurs moléculaires de la planète, souligne M. Dussault. Je me suis dit que s’ils arrivaient à dégrader les hydrocarbures, comme des produits issus du pétrole, je pouvais les utiliser pour réseauter d’autres matières ensemble. »

Ainsi, M. Dussault offre les textiles comme repas à du mycélium. Une fois que le système racinaire a digéré les vieux vêtements, on obtient une substance blanchâtre ou jaune, biodégradable, qui peut également servir pour construire différents objets. Cette substance peut donc être moulée puis utiliser pour en faire n’importe quelle pièce désirée.

Le chercheur travaille de concert avec l’entreprise Certex dans le but de désengorger les sites d’enfouissement. Chaque année des tonnes de vêtements usagés, ou même parfois neufs, se retrouvent à la poubelle ou encore sont envoyées dans des sites d’enfouissement ailleurs dans le monde où elles prennent des centaines d’années à se dégrader.

Dans le cadre de son postdoctorat, David Dussault collabore à plusieurs projets dans le but de faire mieux connaître ce processus et ainsi mener à la commercialisation de cette substance qu’il utilise. Il travaille également avec Architecte sans frontières, avec qui il fera tout le mobilier d’un projet montréalais à base de mycélium.

La commercialisation d’un produit peut prendre plusieurs années, selon le scientifique, mais il est persuadé que cela arrivera. Pour le moment, il en est au stade de pré-commercialisation et il est plus qu’optimiste.

« Je pense que c’est la solution de l’avenir », assure le chercheur.

En plus de travailler à trouver des solutions écologiques pour le futur de la planète grâce à ses champignons, M. Dussault cultive également plusieurs espèces de champignons gastronomiques. Son entreprise Mycocultures approvisionne d’ailleurs le restaurant Le Fougasse à Sorel-Tracy.