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Le Diamant Noir
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La NASA veut construire une base lunaire avec des champignons

21 jan. 2020
La NASA veut construire une base lunaire avec des champignons

BREAKINGNEWS

21 janvier 2020

Les champignons pourraient être utilisés pour construire une structure complexe, telle qu’une base lunaire. La NASA le pense et teste actuellement pour déterminer s’il s’agit d’un matériau viable, et d’étudier comment il pousserait sur le sol de Mars. En plus d’économiser le transport de matériaux lourds vers la Lune et d’autres planètes, les champignons seraient une solution «verte» pour la construction de structures dans l’espace.

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On imagine généralement que la colonisation de l’espace se fera avec des métaux lourds. Cependant La NASA estime que les champignons peuvent remplacer ce matériau et pourraient servir à construire une base sur la lune.

Actuellement, les habitats traditionnels conçus pour Mars sont comme des tortues (nous prenons la maison derrière nous). C’est un plan fiable, mais avec des coûts élevés. Au lieu de cela, nous pouvons profiter du mycélium pour construire ces habitats lorsque nous y arriverons, a déclaré Lynn Rothschild, une scientifique de la NASA.

Le mycélium est de petites fibres organiques qui forment ensemble des structures complexes comme des champignons. Avec un peu d’aide, ils peuvent servir à ériger d’autres formes et structures.

 


Les truffes affaiblissent les plantes autour de leurs arbres

18 déc. 2019
Les truffes affaiblissent les plantes autour de leurs arbres

AVENIR

Petit à petit, la truffe livre les secrets d’une vie intime très compliquée. Une équipe

française vient ainsi de dévoiler les origines des "brûlés", ces zones situées au pied des

arbres truffiers où les plantes se font rares et dépérissent.



Un mystère de moins. Les deux espèces présentes sur le territoire français, la truffe
noire Tuber melanosporum et celle de Bourgogne Tuber aestivum vivent en effet dans des espaces très particuliers, les "brûlés". Au pied des chênes ou des noisetiers où elles s’épanouissent, les végétaux dépérissent. Et on ne savait pas pourquoi. "Grâce à l’utilisation de l’empreinte génétique à l’instar d’un roman policier, et à des marqueurs fluorescents nous avons montré la présence des filaments du champignon (les hyphes) entre les cellules racinaires de plantes poussant à proximité de l’arbre", expose Marc-André Selosse, chercheur au Muséum national d’histoire naturelle et coauteur de l’article paru dans New Phytologist.

Ce phénomène s’appelle l’endophytisme. Des dizaines d’espèces bactériennes et de champignons prospèrent ainsi à l’intérieur des plantes, entre les cellules, sans jamais pourtant pénétrer dans celles-ci. La plupart du temps, ces passagers clandestins n’ont pas d’effet sur la santé de la plante hôte. Une feuille d’arbre recèle ainsi en son sein des centaines de millions de bactéries. "C’est une niche écologique bien occupée", s’amuse Marc-André Selosse. Ce n’est pas le cas avec la truffe. Si elles ne meurent pas, les plantes colonisées sont affaiblies car pompées de leur azote et de leur phosphate. L’étude montre que ces végétaux infortunés ont une croissance de 30 % inférieure et une germination 1,3 fois moins abondante. En revanche, la truffe, elle, présente un mycélium (le réseau de filaments qui constitue l’individu dans le sol, la truffe n’étant que le fruit d’une fécondation entre un individu mâle et un individu femelle) deux fois plus abondant. Le champignon tire indubitablement profit de cette relation au contraire des plantes.

La truffe traite différemment les plantes

Sauf bien sûr l’arbre auquel la truffe est associée. Car la relation avec le chêne ou le noisetier est bien de nature gagnante pour les deux partenaires. Baptisée mycorhize, cette symbiose permet à l’arbre de bénéficier des apports en azote et phosphore du sol fournis par le champignon échangés contre une fourniture de sucres que l’arbre fabrique par photosynthèse. "Nous pensions qu’il existait des espèces spécialisées dans la mycorhize et d’autres dans l’endophytisme. En réalité, les choses sont plus complexes et la truffe pratique visiblement les deux", reconnaît Marc-André Selosse.
Pourquoi cette différence de traitement de la part de la truffe ? L’arbre truffier bénéficie certes d’une aide supplémentaire par l’affaiblissement de potentiels concurrents. Mais c’est aussi un moyen pour la truffe de protéger son écosystème. C’est du moins l’hypothèse émise. Pour s’épanouir, la truffe a besoin d’un milieu semi-ouvert. Or, l’évolution naturelle de ces espaces est de se fermer et de redevenir forestier. En affaiblissant les buissons précurseurs de l’enfrichement comme le genêt ou l’églantier, la truffe défend son milieu naturel.

Une coopération étroite avec les trufficulteurs pour améliorer la production

C’est d’ailleurs cette reconquête de la forêt sur des terres abandonnées par les cultures et les parcours des troupeaux d’élevage ovin ou bovin au début du 20siècle qui explique que la truffe ne soit plus produite qu’à quelques dizaines de tonnes par an aujourd’hui contre plus d’un millier de tonnes il y a cent ans. "Ces découvertes peuvent justement permettre d’améliorer la production des truffières en choisissant bien les végétaux dont la truffe se nourrit”, se félicite Marc-André Selosse.

Les chercheurs travaillent en étroite collaboration avec les trufficulteurs afin d’améliorer les méthodes de culture. Certains professionnels plantent déjà auprès de leurs arbres des buissons où sèment des herbes qui facilitent la croissance du champignon. "Mais tout cela se fait de façon empirique, il serait bon de tester les techniques qui permettraient d’augmenter la production”,table Marc-André Selosse. Il reste cependant du chemin à parcourir pour retrouver les tonnages d’antan. Les premiers cours de la saison 2019-

2020 indiquent une production faible impactée par un été très chaud et des cours variant entre 600 et 850 euros le kilo avec des pointes à 1.000 euros. Du luxe.

Comment Mycea veut réduire l’usage des pesticides grâce aux champignons

1 déc. 2019
Comment Mycea veut réduire l’usage des pesticides grâce aux champignons

Par Valentine Ducrot 08/11/2019, 17:13

Les équipes de Myrcea travaillent sur les vertus des champignons pour lutter contre l'usage des pesticides. (Crédits : Myrcea)

 

En juillet dernier, la toute jeune société Mycea (créée en avril 2018) a procédé sa première levée de fonds. Objectif? Poursuivre activement sa recherche de solutions naturelles pour lutter contre les maladies phytopathogènes de cultures.

Inscrivant sa démarche au cœur des enjeux planétaires de protection de l'environnement, Mycea veut réduire, voire stopper l'usage intensif d'engrais et pesticides chimiques en agriculture, en utilisant certaines propriétés naturelles des champignons.

«Nous nous intéressons aux champignons car ils ont une diversité extraordinaire - 1,5 million d'espèces, seulement 10 % connues -, de vastes propriétés chimiques et des propriétés biologiques naturelles puisqu'ils sont présents dans tous les écosystèmes et associés à la quasi-totalité des végétaux», explique Dominique Barry-Etienne, présidente et fondatrice associée de Mycea.

Des solutions de bio-stimulation dès 2021

Afin de disposer de son propre laboratoire et d'avoir suffisamment d'espace pour accueillir l'équipe composée aujourd'hui de 8 salariés (majoritairement des femmes), la société Mycea est hébergée depuis l'été dernier à Minéa, l'incubateur d'Irstea à Montpellier.

Dans le laboratoire de R&D, les équipes travaillent sur deux axes principaux : le bio-contrôle (recherche des extraits ou molécules permettant de lutter contre les maladies fongiques des végétaux) et la biostimulation (recherche de champignons mycorhiziens utilisés pour biostimuler la croissance des plantes).

«L'an dernier, nous avons fait nos proof of concept et démarré un programme de R&D biostimulation portant dans un premier temps sur la vigne et les espaces verts urbains, et qui va être étendu à d'autres agrosystèmes, énonce la présidente, coordinatrice scientifique. Pour ce qui est du biocontrôle, nous venons d'amorcer le programme et travaillons sur les maladies de grandes cultures et de cultures spécialisées. Grâce à ces deux pôles prometteurs, nous pensons fournir des solutions de bio-stimulation à partir de 2021 et de bio-contrôle à l'horizon 2025.»

Identifier des champignons dans des matrices complexes

Sur la base d'un business model classique, Mycea mise à terme sur des partenariats industriels pour«pousser la technologie et les produits sur le marché». Elle est soutenue et accompagnée par le BIC de Montpellier, la BPI, la SATT AXLR, la Région Occitanie et l'Europe (dans le cadre du programme DIVA).

Forte de son expertise, la société a développé une activité commerciale sur la détection et l'identification des champignons dans des matrices complexes comme le sol, le bois ou les végétaux.

«Nous recevons des échantillons de bois issus d'arbres malades et nous identifions le champignon cause de dégradation, précise Dominique Barry-Etienne. Par exemple, le mérule qui attaque les structures en bois des maisons.»

Pour aller encore plus loin dans ses prospections, Mycea développe actuellement un appareil d'imagerie permettant de suivre tous les phénomènes biologiques se passant dans le sol. Sorte de scanner, cet appareil, autonome en énergie, prend des images qui sont retransmises sur une plate-forme web qui les analyse.

Dédié au marché de l'agronomie, l'appareil devrait être commercialisé d'ici 2020. Un chef de projet va prochainement être recruté pour sa commercialisation et sa distribution.

Bénéficiant d'un contexte réglementaire favorable (plan Ecophyto 2025), la société Mycea a son rôle à jouer et ambitionne, d'ici dix ans, de devenir un des leaders européens de la transition agro-écologique.

 

 

 

 

Des champignons dévoreurs de mégot

30 nov. 2019
Des champignons dévoreurs de mégot Des champignons dévoreurs de mégots

 

Michaël Mauvais et Thomas Barbey cultivent leur concept « mange-megot » et espèrent créer une filière dédiée à valoriser ces déchets. (© l'Hebdo du Vendredi)

 

Une expérimentation basée sur la myciculture se déroule dans les caves de l'avenue de Paris. Le principe : cultiver des champignons capables d'ingérer les mégots de cigarette. A plus long terme, les instigateurs de ce concept baptisé « mange-megot » aimeraient mettre en place une filière de revalorisation dédiée sur le territoire châlonnais. Inédit et ingénieux.

Sonia Legendre

Une expérimentation basée sur la myciculture se déroule dans les caves de l'avenue de Paris. Le principe : cultiver des champignons capables d'ingérer les mégots de cigarette. A plus long terme, les instigateurs de ce concept baptisé « mange-megot » aimeraient mettre en place une filière de revalorisation dédiée sur le territoire châlonnais. Inédit et ingénieux.

D'ores et déjà déposée auprès de l'INPI, la marque « mange-megot » promet de faire parler d'elle. Et si cette innovation a déjà été explorée en Belgique, elle s'avère inédite en France. Depuis quelques mois maintenant, Thomas Barbey, chargé de mission à la Semcha, et Michaël Mauvais, dirigeant de la société Essentiel Pro, cultivent une expérimentation surprenante au cœur des caves de l'avenue de Paris, derrière le centre d'entreprises Jacquesson. A partir d'un procédé dont ils préfèrent taire le secret, ils observent comment des champignons peuvent naturellement absorber les mégots de cigarette. « On utilise une souche de mycélium commercialisée par une boîte américaine spécialisée, capable de se reproduire à l'infini. En soixante jours, les racines s'accrochent aux mégots et les consomment. » Plutôt malin, surtout lorsqu'on sait qu'un seul de ces détritus toxiques peut polluer 500 litres d'eau et que sa décomposition dure cinq ans. Seules conditions pour que la « magie » opère : utiliser des bioréacteurs adaptés et maintenir un taux d'humidité d'environ 90 %. Les caves mises à disposition par la Semcha sont donc idéales pour ces tests. « Le filtre d'une cigarette se constitue essentiellement de ouate de cellulose, explique le duo. Dans la nature, rien ne se perd. S'il se trouve dans son habitat naturel, le champignon se développe en absorbant tout sur son chemin. »

Vers une filière de revalorisation ?

Parallèlement, les instigateurs mènent d'autres réflexions pour optimiser leur démarche et imaginer, à plus long terme, une filière à part entière pour collecter puis recycler ces déchets. Avec deux étapes phares. D'abord, la conception de cendriers publics en lien avec la municipalité et un artisan local. « Ils se présenteront sous forme de tubes et permettront d'instaurer un tri sélectif, au même titre que les papiers ou les plastiques. » Ensuite, la transformation de la matière inerte obtenue à l'issue de ce phénomène naturel. « Il existe quantité de dérivés possibles. On souhaite faire appel à un designer pour créer une gamme d'objets, voire à un tanneur pour travailler le cuir de mycélium. » Pour l'heure, l'aventure est à l'état empirique. Et puisque la nature a ses propres règles, les notions de productivité ou de profit n'entreront pas en ligne de compte. « Demain, on ne s'interdira pas de proposer notre système de collecte à d'autres collectivités ou d'autres structures. Ça n'existe pas pour l'instant. » En attendant, la pédagogie reste de mise. Rendez-vous à la foire de la Saint-Martin (le 17 novembre) et à l'opération de nettoyage organisée par l'ASPTT VTT (le 23 novembre) pour en savoir plus.

La truffe peut avoir un effet protecteur contre le cancer ou les maladies cardiovasculaires

28 nov. 2019
La truffe peut avoir un effet protecteur contre le cancer ou les maladies cardiovasculaires

El Cita certifica que la trufa tiene componentes que reducen el colesterol y combaten el cáncer

3/11/2019Cruz Aguilar (Une traduction en Français est proposée en fin de texte)

 

La trufa negra contiene compuestos bioactivos con efectos saludables que pueden ayudar a reducir el colesterol, las infecciones o combatir el cáncer. Eva Tejedor, investigadora del Centro de Investigación y Tecnología Agroalimentaria de Aragón (Cita) está extrayendo y caracterizando estos compuestos y aclara que, aunque "obviamente la cantidad que tiene una trufa no va a reducir por sí mismo el colesterol” sí abre todo un abanico de posibilidades en el campo de la medicina. El trabajo está financiado por el Inia (Instituto Nacional de Investigación y Tecnología Agraria y Alimentaria).

Estos esteroles fúngicos son similares a los que tienen otras especies de setas, la diferencia de la Tuber melanosporum es que los tiene en altas cantidades. Tejedor apunta al respecto que estos compuestos están también presentes en las piezas menos aromáticas o con peor aspecto. La trufa fresca que se consume tiene una cantidad muy pequeña de estos compuestos por lo que los investigadores plantean la posibilidad de extraerlos y añadirlos a los productos trufados o a otros que se podrían etiquetar como con extracto de trufa y aprovechar así sus ventajas saludables.

Efecto protector

La trufa tiene compuestos fenólicos, que pueden tener un efecto protector frente al cáncer o enfermedades cardiovasculares. Además, presenta beta-glucanos, que tienen una actividad inmunomodulatoria, es decir, que estimulan el sistema inmune del cuerpo humano y pueden ayudar a combatir el cáncer o las infecciones. "La cantidad de estos compuestos en la trufa es igual o mayor que en otros hongos”, dice Tejedor, por lo que podría tener unas aplicaciones médicas y farmacéuticas que hasta ahora no se han desarrollado.

La trufa es también rica en ergosterol, una molécula muy parecida al colesterol que, al ingerir ambos a la vez, el ergosterol ocupa el lugar del colesterol y es hipocolesterolémico, es decir que evita que el colesterol se absorba en sangre.

Los investigadores están trabajando en extraer ese compuesto para añadirlo a alimentos en mayores cantidades de forma que sí contribuya a reducir el colesterol al evita su absorción.

Otro de los compuestos moleculares que presenta es la quitina, que está considerada fibra dietética y precursora del quitosán, con actividad inmunogénica. Eva Tejedor detalla que el propio metabolismo de la trufa puede hacer que la quitina se convierta en quitosán y actuar en sí mismo como un antioxidante. Entre las pruebas que se han llevado a cabo en el laboratorio hay algunas centradas en transformar el ergosterol en vitamina D, de la que la trufa tiene muy poca cantidad, a través de la luz ultravioleta. Este tratamiento se utiliza para descontaminarla, pero los análisis han demostrado que puede incrementar el contenido de vitamina D aplicándola hasta un máximo de 60 minutos.

Las investigaciones de Tejedor no se centran exclusivamente en los compuestos bioquímicos si no que también está trabajando en la extracción del aroma natural de la trufa. Para ello está utilizando técnicas novedosas de fluidos supercríticos que extraen fracciones de compuestos mediante la aplicación de mucha presión y poca temperatura.

La investigadora explicó que el fluido que emplea es C02 y aclaró que el objetivo es la obtención del aroma natural de trufa, algo que hasta la fecha no se ha logrado. Tejedor realiza ahora su tesis doctoral, centrada en estudiar la extracción del aroma de la trufa y la revalorización del residuo.

Traduction Google:

Le rendez-vous certifie que la truffe contient des composants qui abaissent le cholestérol et combattent le cancer

La truffe noire contient des composés bioactifs ayant des effets bénéfiques sur la santé qui peuvent aider à réduire le cholestérol, les infections et à combattre le cancer. Eva Tejedor, chercheuse au Centre de recherche et de technologie agroalimentaires d’Aragon (Cita) extrait et caractérise ces composés et précise que, bien que «la quantité d’une truffe ne puisse évidemment pas réduire le cholestérol par elle-même», elle ouvre toute une gamme de possibilités. de possibilités dans le domaine de la médecine. Le travail est financé par l'Inia (Institut national de recherche et de technologie agricoles et alimentaires).

Ces stérols fongiques ressemblent à ceux d’autres espèces de champignons, à la différence du Tuber melanosporum, c’est qu’ils les ont en grande quantité. Weaver fait remarquer que ces composés sont également présents dans les morceaux moins aromatiques ou pires. La truffe fraîche consommée contient une très petite quantité de ces composés. Les chercheurs proposent donc la possibilité de les extraire et de les ajouter à des produits à base de truffe ou à d'autres pouvant être étiquetés avec l'extrait de truffe et ainsi tirer parti de leurs avantages pour la santé.

Effet protecteur

La truffe contient des composés phénoliques qui peuvent avoir un effet protecteur contre le cancer ou les maladies cardiovasculaires. En outre, il contient des bêta-glucanes, qui exercent une activité immunomodulatrice, c'est-à-dire qu'ils stimulent le système immunitaire du corps humain et peuvent aider à lutter contre le cancer ou les infections. "La quantité de ces composés dans la truffe est égale ou supérieure à celle des autres champignons", dit Weaver, ce qui pourrait avoir des applications médicales et pharmaceutiques qui n'ont pas encore été développées.

La truffe est également riche en ergostérol, une molécule très similaire au cholestérol qui, ingéré en même temps, remplace le cholestérol et est hypocholestérolémiant, c'est-à-dire qu'il empêche le cholestérol d'être absorbé dans le sang.

Les chercheurs travaillent actuellement sur l'extraction de ce composé afin de l'ajouter à la nourriture en plus grande quantité, de manière à réduire le cholestérol en empêchant son absorption.

La chitine, considérée comme une fibre alimentaire et un précurseur du chitosane, est une autre molécule à l'activité immunogène. Eva Tejedor explique en détail que le métabolisme de la truffe peut faire en sorte que la chitine devienne du chitosane et agisse en tant qu'antioxydant en soi. Parmi les tests qui ont été effectués en laboratoire, certains portent sur la transformation de l'ergostérol en vitamine D, dont la truffe a très peu, grâce à la lumière ultraviolette. Ce traitement est utilisé pour le décontaminer, mais des analyses ont montré qu'il peut augmenter la teneur en vitamine D en l'appliquant jusqu'à 60 minutes maximum.

La recherche de Weaver ne se concentre pas exclusivement sur les composés biochimiques, mais travaille également sur l'extraction de l'arôme naturel de la truffe. Pour cela, il utilise des techniques innovantes de fluides supercritiques qui extraient des fractions de composés en appliquant beaucoup de pression et à basse température.

La chercheuse a expliqué qu'elle utilisait du C02 et précisé que son objectif était d'obtenir l'arôme naturel de la truffe, ce qui n'a pas encore été réalisé. Weaver réalise maintenant sa thèse de doctorat, axée sur l'étude de l'extraction de l'arôme de la truffe et de la réévaluation du résidu.

Montcuq. Les trufficulteurs du Tricastin en visite

23 nov. 2019
Montcuq. Les trufficulteurs du Tricastin en visite

La Dépêche 

Publié le23/11/2019 à 05:09

 

Le 16 novembre, Jean-Paul Bataille, trufficulteur à Lebreil et secrétaire adjoint du syndicat des trufficulteurs de la région de Lalbenque, recevait l'Association des trufficulteurs des coteaux du Tricastin et de ses environs, organisatrice du marché aux truffes au détail de Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme) qui se déroule chaque dimanche d'hiver. «Nous effectuons un voyage d'étude, précise le président de l'association Claude Paulin, afin d'approfondir nos connaissances, voir ce qui se fait ailleurs, les pièges à éviter, les gestes à proscrire, les idées reçues à remettre en question. Il est instructif d'échanger nos méthodes de culture en tenant compte des particularités de chaque terroir et de défendre ici comme chez nous la notion de territoire et d'identité».

Des propos confirmés par Alain Ambialet, président du syndicat des trufficulteurs de Lalbenque et secrétaire de la Fédération nationale des trufficulteurs, qui assistait à la visite. Face à la concurrence de la truffe espagnole ou chinoise, il s'agit de défendre la truffe noire du Périgord, cette tuber mélanosporum de haute qualité gustative produite dans le Quercy et dans le sud-est, en assurant la traçabilité du produit, du trufficulteur jusqu'au consommateur, notamment sur les tables des restaurateurs où l'utilisation des arômes de synthèse est unanimement réprouvée par tous les producteurs. Les visiteurs ont été particulièrement séduits par les méthodes utilisées par Jean-Paul Bataille, «un jardinier de la truffe curieux et innovant» selon Claude Paulin, et dont les 530 chênes truffiers sont soigneusement entretenus, arrosés et taillés en topiaires.

 

Quant à savoir s'il y aura de la truffe cet hiver, la prudence reste de mise. «En août une pluviométrie suffisante a permis de sauver en partie la saison, estime Alain Ambialet. Les pluies trop abondantes de cet automne risquent de compliquer la production. Il semble qu'il y ait de la truffe, mais on ne sait pas comment elle va évoluer et si la qualité sera au rendez-vous. C'est le temps qui va faire la saison». On aura déjà une première tendance lors de l'ouverture du marché de Lalbenque prévue le mardi 3 décembre.