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La truffe blanche d’Italie peut enfin être cultivée



Le mystère de la truffe manquante est enfin résolu. L’Inrae et les pépinières Robin ont annoncé, mardi 16 février, la production contrôlée par l’homme de la truffe blanche d’Italie. Jusqu’alors, toutes les tentatives de culture avaient échoué.

 



C’est une avancée inédite dans le domaine de la trufficulture. Pour la première fois, la très rare et très chère truffe blanche d’Italie a été produite en dehors de son ère géographique d’origine. Au terme d’une collaboration de plusieurs années, l’Institut national pour la recherche, l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) et les pépinières Robin, ont annoncé, mardi 16 février, avoir enfin résolu le mystère la « truffe manquante ».Car jusqu’à présent, la technique permettait de produire, de manière contrôlée, deux variétés principales : la truffe noire et la truffe de Bourgogne. Mais la truffe blanche restait, elle, récoltée dans la nature, dans sa zone d’origine, l’Italie et l’Europe centrale, toutes tentatives pour la cultiver en plantation ayant jusqu’ici échoué.

Un processus de longue haleine


Cette première mondiale, on la doit aux pépinières Robin, installées dans les Alpes-de-Haute-Provence, qui travaillent depuis 1999 avec l’Inrae sur un procédé de « mycorhization » de la truffe blanche. En clair, la truffe est un champignon qui a besoin d’un arbre pour se développer, les deux vivants en symbiose.
La trufficulture repose donc sur la technique de la mycorhization contrôlée : l’association symbiotique entre le champignon truffier et la racine de l’arbre. Si la technique n’est pas nouvelle, elle ne s’appliquait pas encore à la truffe rare. Les premiers plants nés de cette technique ont été élevés sous serre à titre expérimental au milieu des années 2000.Aujourd’hui, les premiers vergers truffiers voient le jour. Il se passe six à sept ans entre la plantation et la récolte de la truffe, qui s’effectue entre début octobre et fin janvier.

Des perspectives économiques


Pour Philippe Mauguin, le président-directeur général de l’Inrae, au-delà du retentissement de la prouesse scientifique, cette avancée crée aussi un « impact social et économique ». « Ce sont potentiellement 50 000 emplois directs ou indirects qui sont liés à cette production ». « Elle va aussi dans le sens de l’agroécologie », précise-t-il, la trufficulture n’utilisant pas de pesticides.Prisée des restaurateurs et des particuliers, la truffe blanche pourrait représenter un débouché important pour les 10 000 à 15 000 trufficulteurs français. Elle se vend entre 1 500 et 5 000 € le kilo, quand la truffe noire se vend, elle, entre 500 à 1 000 € le kilo

Seuls quelques trufficulteurs ont un verger à ce jour. « Nous avons déjà commercialisé près de 2 500 plants pour cette année seulement » précise Bruno Robin, président des pépinières Robin, ajoutant qu’il exporte déjà à l’étranger. Le prix d’un plant mycorhizé à la truffe blanche démarre autour de 80 à 90 €.

Une production affectée par le réchauffement climatique ?


« On peut espérer produire la truffe blanche ailleurs qu’en France » indique Claude Murat, ingénieur à l’Inrae, qui a mené les recherches auprès des pépinières Robin. Des plantations ont déjà eu lieu aux Royaume-Uni. Il est cependant important de choisir un bon environnement de culture pour que la truffe s’épanouisse, au pied d’un chêne, d’un sol, ou encore d’un charme. La précieuse denrée supporte des températures maxima de 20 à 25 degrés Celsius.Quelles seront les conséquences du réchauffement climatique ? « On n’a aucune preuve que le changement climatique ait un impact » indique Claude Murat. Mais la sécheresse estivale ou des pluies abondantes peuvent entraver la pousse du champignon. La truffe blanche s’acclimate également moins facilement aux fortes températures.

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